Les dérives du confinement

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Interview de Yann MAILLET, secrétaire général adjoint de Pro Police à  Shoona Woolley  de Essentiel-média 

Appels incessants, délation entre voisins, réquisition des chasseurs pour contrôler la population. Les pires comportements humains peuvent surgir en pleine crise sanitaire, au moment où la solidarité serait de mise.

Normes de gendarmerie et des commissariats surchargés, Des citoyens s'improvisent justiciers en appelant leur commissariat pour dénoncer leurs voisins. Vichy n'a qu'à bien se tenir. 

Devant faire face à ce comportement, la police s'organise:  «Il y a une augmentation réelle de ce genre de comportement. Il y a différentes délations, celle où des équipes sont envoyées par la salle de commandement en cas d'attroupements à risques. Et la délation de voisinage, qui elle n'est pas prise sur le fait et reste sans suite »,  explique un policier de Lorient, membre du Syndicat Pro Police. Il rappelle surtout que  «cela monopolise le 17, via l'appel d'urgence, réservé uniquement aux urgences et non pas pour ce genre de dénonciations ou pour savoir si les gens peuvent sortir leur chien».

Malgré une volonté punitive, ces personnes omettent que leur voisin puisse avoir reçu une dérogation pour continuer d'exercer ses fonctions:  «J'ai un ami apiculteur qui a une dérogation pour s'occuper de ses abeilles, il m'a dit que son son son fils voisin avait appelé la gendarmerie pour le dénoncer »,  raconte le policier. 

Pour lui, ces comportements s'expliquent par  «la peur de l'autre» , mais aussi par  «une forme de frustration des gens obligés de rester chez eux alors que le voisin peut sortir. C'est toujours malsain de toute façon »,  résultat-il. 

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